En bref

  • Les banques du Canada emploient 275 450 personnes.
  • L’effectif à temps plein des banques s’est accru de 21,7 % au cours des 10 dernières années.
  • Les banques canadiennes emploient 119 885 personnes dans d’autres pays.

Les faits

Plus d’un quart de million de Canadiens sont des employés de banques. Ainsi, les banques et leurs filiales contribuent de manière importante à la création d’emplois et au marché du travail au Canada. Par ailleurs, plusieurs des politiques et des pratiques de ressources humaines des banques sont considérées comme avant-gardistes.

Tendances de l'emploi

La technologie, la concurrence et la mondialisation demeurent d’importants moteurs de création d’emplois dans le secteur bancaire. Les nouvelles technologies ont favorisé le remplacement des emplois fondés sur l’exécution de transactions par des postes axés sur le savoir et sur des relations-clients à valeur ajoutée. Les banques recrutent donc des employés possédant un niveau supérieur d’éducation ou des aptitudes plus poussées et offrent aux employés en place du perfectionnement grâce à la formation continue. Les nouveaux secteurs de création d'emploi sont la gouvernance d’entreprise, la gestion de l’exploitation et le développement de produits.

La qualité des emplois dans le secteur bancaire et leur nombre sont invariablement élevés. La proportion d’emplois à temps plein (82 %) est plus élevée qu’elle ne l’a jamais été au cours des 20 dernières années.

Source : ABC

Charges sociales et avantages sociaux

En 2016, les banques au Canada et leurs filiales ont payé environ 27,5 milliards de dollars en salaires et en avantages sociaux1. Cette même année, les six grandes banques du Canada ont versé environ 1,3 milliard de dollars en charges sociales, soit les primes d’assurance-emploi, le RPC, le RRQ et l’impôt-santé des employeurs, s’il y a lieu.

Par ailleurs, les banques offrent des programmes complets d’assurance collective et de régime de retraite à tous les employés admissibles, y compris leurs employés à temps partiel. Les employés bénéficient également d’une grande variété de services de soutien, notamment des services d’aide à l’employé et d’orientation de carrière, des mesures relatives à l’assouplissement des régimes de travail, d’autres programmes d’aide à la conciliation de leurs obligations familiales et professionnelles ainsi que des programmes de formation.

Formation et perfectionnement

Les banques du Canada sont des chefs de file en perfectionnement du personnel, offrant à leurs employés toute une gamme de programmes de formation par des voies traditionnelles ou électroniques. Les cours offerts varient d’une banque à l’autre, mais peuvent notamment porter sur la vente et le service, le risque, l’éthique, les valeurs de l’entreprise, les technologies de l’information et les aptitudes en matière de gestion.

Contributions indirectes à l’emploi

Le secteur bancaire est un important acheteur de biens et services auprès de divers fournisseurs externes. En 2016, les banques ont ainsi dépensé environ 20,1 milliards de dollars à ce chapitre.

Diversité et inclusion sociale

Les banques appuient et favorisent, de façon proactive, la diversité et l’inclusion sociale au sein de leur main‑d’œuvre. Elles encouragent activement le recrutement et l’emploi des jeunes Canadiens en participant à des programmes qui favorisent l’emploi chez les jeunes ou en parrainant de tels programmes, comme les programmes coopératifs de formation, de stages, d’entrepreneuriat et ceux destinés aux jeunes décrocheurs, sans oublier l’octroi de bourses d’études. Parallèlement, de plus en plus d’employés plus âgés choisissent de rester à l’emploi des banques au-delà de l’âge de 60 ou de 65 ans.

Les banques consacrent aussi des efforts particuliers pour aider les nouveaux immigrants à s’adapter au Canada et à trouver un emploi. Certaines banques prévoient du personnel attitré, tandis que d’autres travaillent avec des organismes externes, toutes cherchant à aider les nouveaux arrivants de manière générale, mais plus particulièrement pour trouver un emploi dans le secteur.

Équité en matière d'emploi

Les banques ont été les premiers employeurs à saisir la portée à long terme pour la main‑d’œuvre et pour le marché de l’emploi de la Loi sur l’équité en matière d’emploi. Les banques n’ont pas tardé à devenir chefs de file des efforts visant à bâtir une main‑d’œuvre représentative et ont pris les devants pour présenter des arguments clairs en faveur de l’équité et de la diversité dans le milieu du travail. Cette loi exige des organisations sous réglementation fédérale de recueillir des données annuelles sur les quatre groupes désignés suivants. Il faut préciser, toutefois, que les banques ont une conception plus large de la notion de diversité et d’inclusion.

Source : Résultats de l'équité en matière d'emploi dans les banques

Femmes

Selon les chiffres de 2016, la main‑d’œuvre féminine constituait 59,5 % (123 615) de l’effectif des six grandes banques canadiennes (excluant leurs filiales), soit un taux largement supérieur à celui de n’importe quel autre secteur sous réglementation fédérale. Elle représentait également 36,2 % des postes de cadres supérieurs2 et 49,8 % de l’ensemble des cadres intermédiaires, dépassant ainsi les indices de référence du gouvernement dans les deux cas. Au total, 49,2 % de tous les postes professionnels dans les banques sont détenus par des femmes.

Minorités visibles

La représentation dans les banques a atteint un peu plus de 31 % en 2016. Les personnes appartenant au groupe des minorités visibles occupaient 13,7 % des postes de cadres supérieurs, 28,7 % des postes de cadres intermédiaires et 35 % de l’ensemble des postes professionnels bancaires. Ces chiffres dépassent ceux de la main‑d’œuvre externe (indice de référence du gouvernement). Également, ces taux sont supérieurs à ceux de la représentation des minorités visibles dans les autres secteurs sous réglementation fédérale et dans le secteur public fédéral.

Personnes handicapées

La représentation dans l’effectif des banques s’établissait à 4,7 % en 2016. Les banques poursuivent leur travail sur des initiatives de promotion et de soutien à l'emploi des personnes handicapées et ont atteint l’indice de référence de 4,7 %3.

Autochtones

En 2016, les six grandes banques employaient un peu plus de 2 600 Autochtones au Canada. Le niveau de représentation se maintient au fil des années. Il s’agit d’une autre catégorie de personnes à l’égard desquelles les banques déploient des efforts particuliers afin d’accroître leur représentation et de favoriser leur avancement.


1 Total pour sept banques : RBC, TD, CIBC, BNE, BMO, BNC et HSBC.
2 Les postes de « cadres supérieurs », tels que définis par le gouvernement fédéral, comprennent les postes les plus élevés dans une grande société ou organisation, y compris les postes de haute direction.
3 Indice de référence sectoriel de 4,7 %, tel que défini dans le recensement de 2011 de Statistique Canada.