Association des banquiers canadiens - Conseil du mois en matière sur la fraude

Février 2007

Ne tombez pas sous le charme d’un fraudeur

Février est peut-être le mois de cupidon et du chocolat, mais ne vous laissez pas charmer par un fraudeur qui tente de voler vos renseignements personnels et financiers. Les escrocs sont légion. En gardant la tête froide, vous éviterez d’en être victime.

Méfiez-vous

Dans la plupart des cas, le bon sens, un brin de connaissances et une bonne dose de scepticisme vous permettront de reconnaître la plupart des escroqueries. Voici quelques-unes des fraudes courantes à surveiller.

  • Fraude par avance de fonds – Ce type de fraude n’est pas nouveau. Vous recevez une lettre, un courriel ou une télécopie sollicitant votre aide pour une « transaction commerciale urgente », impliquant en général le transfert de millions de dollars, provenant d’un pays étranger, par le biais de votre compte bancaire. L’expéditeur promet qu’en récompense de votre aide, vous recevrez une « avance de fonds ». Or, dès qu’il obtient votre numéro de compte et d’autres renseignements personnels, le fraudeur peut les utiliser pour commettre une fraude financière. Si vous recevez ce type de courriel ou de lettre, supprimez-le ou détruisez-le.
  • Fraude par versement excédentaire – En général, les victimes de ce type de fraude vendent ou louent des biens. Les criminels ratissent les annonces classées des journaux ou Internet à la recherche de victimes. Ils communiquent avec vous et acceptent d’acheter ou de louer le bien que vous offrez. Ils vous envoient ensuite un chèque ou mandat d’un montant supérieur au prix convenu et vous demandent de leur retourner la différence. La victime découvre ensuite que le chèque ou le mandat est frauduleux et qu’elle ne peut non seulement avoir accès à ce montant, mais qu’elle a aussi perdu l’argent retourné au criminel. N’acceptez jamais un paiement plus élevé que le prix convenu et assurez-vous que le chèque ou le mandat a été compensé avant d’expédier toute marchandise.
  • Hameçonnage – La fraude par courriel est parfois appelée « hameçonnage », car les criminels utilisent des messages électroniques et des sites Web frauduleux, qui semblent provenir d’une organisation légitime, comme une banque, un fournisseur de carte de crédit, un commerçant ou un organisme gouvernemental, pour « leurrer » les victimes. Elle vise à vous inciter à divulguer des renseignements personnels. Ne soyez pas dupes. Une banque ne demanderait jamais à ses clients de lui fournir des renseignements personnels, comme un numéro de compte, un mot de passe ou un NIP, par courriel. Si vous recevez ce type de courriel, n’y répondez pas. Signalez-le plutôt à l’entreprise dont on a usurpé l’identité. La plupart des banques offrent de l’information sur l’hameçonnage dans leur site Web, auquel vous pouvez avoir accès par le biais de la section sur la fraude par courriel du site Web de l’ABC.
  • Hameçonnage vocal - Dans un tel type de fraude, un message téléphonique ou un courriel vous prévient d’une alerte de sécurité et vous demande de composer un numéro local ou sans frais, où un répondeur vous invite à communiquer des renseignements personnels ou à les entrer au clavier du téléphone, tels que votre numéro d’assurance sociale, vos numéros de compte, vos numéros de carte de crédit ou de débit ainsi que votre mot de passe bancaire ou votre numéro d’identification personnel (NIP). Ensuite, la communication sera probablement coupée : vous ne parlerez à personne, mais les criminels auront vos renseignements.

    Il importe de savoir que, dans certains cas, votre banque peut communiquer avec vous par téléphone ou vous laisser un message vocal, par exemple si elle soupçonne une activité frauduleuse sur votre carte de débit ou de crédit ou sur votre compte. Dans le cadre d’une conservation légitime avec votre institution financière, on pourrait vous poser des questions pour vérifier vos renseignements personnels afin de s’assurer que l’on parle à la bonne personne. Cependant, on ne vous demandera pas verbalement de fournir votre numéro d’assurance sociale, votre NIP ou votre mot de passe bancaire ou de les entrer au clavier de votre téléphone.
  • Fraude par télémarketing – En plus des courriels et des sites Web, les criminels peuvent utiliser le téléphone pour vous persuader de leur fournir vos renseignements personnels ou vous inciter à verser un montant d’argent en vue de gagner un prix ou d’obtenir une carte de crédit. Si vous avez des doutes quant à la validité d’une promotion ou d’une demande de renseignements reçue par téléphone, vous pouvez communiquer avec l’organisation afin de vérifier la légitimité de la demande. Assurez-vous d’utiliser un numéro de téléphone que vous savez être exact. Selon Phonebusters, centre d’appel antifraude national, géré conjointement par la Police provinciale de l’Ontario et la Gendarmerie royale du Canada, les gagnants d’un concours légitime ne devraient jamais devoir verser un montant pour obtenir leur prix et vous n’aurez jamais à payer de frais initiaux pour obtenir une carte de crédit. Rappelez-vous : si ça semble trop beau pour être vrai, ça l’est probablement!

Pour obtenir d’autres conseils ou télécharger la brochure gratuite de l’ABC, Protéger son argent, visitez la section Fraude et Sécurité du site Web de l’ABC. On peut aussi obtenir des brochures par la poste en téléphonant au 1-800-263-0231.


Merci de votre abonnement au Conseil du mois en matière de prévention de la fraude de l’Association des banquiers canadiens (ABC).

Les banques du Canada prennent très au sérieux la question de la protection des renseignements personnels, de la sécurité et de la prévention de la fraude. Elles s’efforcent d’éviter que leurs activités et leurs clients servent à commettre un crime financier et de sensibiliser ces derniers à la manière dont ils peuvent se protéger.

En tant que consommateur, vous avez aussi un rôle important à jouer en matière de prévention de la fraude. Ce mois-ci, nous examinons les escroqueries qui vous incitent à révéler vos renseignements personnels et financiers à un fraudeur.


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