Le crédit bancaire
- Les banques sont une source de crédit importante pour les entreprises et les consommateurs
- Nouvelle tarification du risque
- Le Programme de crédit aux entreprises offre davantage d’options aux entreprises
- Les banques prêtent prudemment
- Les conditions économiques influent sur le crédit
- Les banques du Canada sont solides et sécuritaires
- Les Canadiens croient à la stabilité de leurs banques
- Les contribuables canadiens n’ont pas procédé à un sauvetage des banques
Faits saillants
- Les banques représentent environ la moitié du marché du crédit aux entreprises et le quart de l’ensemble du marché du financement des entreprises au Canada.
- Les banques du Canada travaillent continuellement pour rendre le crédit disponible aux entreprises solvables, y compris par une collaboration étroite avec Exportation et développement Canada (EDC) et avec la Banque de développement du Canada (BDC) dans le cadre du Programme de crédit aux entreprises (PCE) du Canada.
- Le taux de la Banque du Canada représente moins de 1 % de tout le financement bancaire et une série d’autres facteurs ont une incidence plus directe sur l’établissement des taux des prêts à la consommation.
En bref
Les banques du Canada demeurent ouvertes aux affaires et engagées à fournir du crédit.
Les banques sont une source de crédit importante pour les entreprises et les consommateurs
Les banques représentent environ la moitié du marché du crédit aux entreprises et le quart de l’ensemble du marché du financement des entreprises.
En raison des bouleversements qu’ont connus les marchés financiers internationaux en 2009-2010, certaines sources de financement des entreprises, autres que les banques, ont été fortement perturbées. En conséquence, plusieurs entreprises ont eu recours aux banques pour obtenir du crédit. Les banques tentent de combler cet écart, mais elles n’ont pas la capacité de répondre au manque à gagner laissé par les autres fournisseurs.
Tout au long de la crise et durant la relance économique par la suite, les banques ont poursuivi l’octroi de crédit aux entreprises et aux consommateurs solvables. En effet, les crédits aux consommateurs ont maintenu leur niveau élevé au cours de l’année et le niveau de crédit accordé par les banques aux entreprises a diminué légèrement en raison de la baisse dans la demande et de la remontée d’autres secteurs des marchés financiers.
- En raison de la récession, les entreprises remettent à plus tard leurs projets d’investissement et d’expansion. Ainsi, la demande générale de crédit aux entreprises diminue.
- En même temps, d’autres secteurs des marchés des capitaux (p. ex., le marché obligataire) ont amorcé un redressement. Cela signifie que les entreprises sont de nouveau capables de mobiliser des fonds dans le marché obligataire, ce qui réduit davantage la demande de crédit bancaire.

Nouvelle tarification du risque
Une nouvelle tarification du risque sur les marchés des capitaux a vu le jour en raison de la récession et de l’augmentation de la probabilité de pertes sur prêts. Étant des prêteurs prudents, les banques doivent tenir compte de ces risques accrus dans leurs taux d’intérêt – si la tarification du risque pour le crédit n’est pas appropriée, le crédit pourra devenir moins disponible.
En même temps, le taux préférentiel a baissé, de sorte que les clients qui ont des prêts à taux variables indexés au taux préférentiel paient maintenant moins.
De nombreuses personnes croient à tort que le coût du crédit consenti par les banques est dicté par le taux journalier de la Banque du Canada. Bien que le taux de la Banque du Canada influe sur la tarification du crédit commercial à très court terme, les banques récoltent des fonds de façons variées (dépôts, CPG, emprunts sur les marchés) et les coûts reliés à ces moyens sont beaucoup moins affectés par le taux journalier de la Banque du Canada. La Banque du Canada n’établit pas les taux d’intérêt à la consommation.
Les décisions en matière de tarification des prêts sont surtout dictées par le risque que l’acheteur représente et par les prix que les banques et les autres prêteurs paient pour mobiliser des fonds sur le marché.
Le Programme de crédit aux entreprises offre davantage d’options aux entreprises
Dans son budget 2009, le gouvernement fédéral a lancé le Programme de crédit aux entreprises (PCE) qui fournit aux entreprises 5 milliards de dollars en crédit supplémentaire par le truchement d’EDC et de la BDC, et favorise la collaboration avec les prêteurs du secteur privé. Pour en savoir davantage sur le PCE, communiquez avec EDC, la BDC ou votre banque.
Les banques prêtent prudemment
Les banques du Canada continuent de prendre des décisions de crédit au cas par cas, octroyant du crédit aux personnes auxquelles cela serait bénéfique et qui ont la capacité de rembourser les prêts. Cette approche prudente est une raison clé expliquant pourquoi les banques du Canada ont largement évité les difficultés financières qui ont frappé les banques d’autres pays.
Les conditions économiques influent sur le crédit
Lorsqu’elles prêtent, les banques tiennent compte des conditions économiques et financières changeantes, et de l’impact de celles-ci sur les clients. Comme ces facteurs influent sur la solvabilité des clients, il y a un impact sur les conditions associées aux prêts.
Les changements touchant les conditions des prêts n’ont pas pour but de restreindre le crédit. En fait, les changements de conditions visant à tenir compte des différentes circonstances économiques permettent aux banques de continuer à prêter.
Les banques du Canada sont solides et sécuritaires
Les banques du Canada sont hautement réglementées par le Bureau du surintendant des institutions financières, la Société d’assurance dépôts du Canada et l’Agence de la consommation en matière financière du Canada.
- Le Forum économique mondial a qualifié le secteur bancaire du Canada du plus solide au monde pendant deux années de suite.
- Le gouverneur de la Banque du Canada a précisé dans un discours que : « [nos banques] sont mieux capitalisées que leurs homologues étrangères et ont un levier d'endettement nettement inférieur au leur. Contrairement à un grand nombre de banques internationales qui subissent d'immenses pressions pour équilibrer leur ratio actifs / fonds propres, elles ont en fait augmenté leurs capitaux privés afin d'accroître leur chiffre d'affaires… Résultat : les banques canadiennes continuent de prêter. » (2009).
Les Canadiens croient à la stabilité de leurs banques
- 78 % des Canadiens croient que le système bancaire du Canada est plus stable que celui d’autres pays1.
- 85 % des Canadiens attribuent la solide performance de nos banques à une approche prudente en matière de crédit2.
Les contribuables canadiens n’ont pas procédé à un sauvetage des banques
- Alors que d’autres pays ont pris un éventail de mesures spectaculaires pour prévenir la chute de leurs banques, y compris l’achat d’actions de celles-ci, les banques du Canada sont solides et n’ont pas besoin de ce type d’aide.
- Tout au long du repli économique, les marchés des capitaux à l'échelle mondiale ne fonctionnaient pas aussi bien qu'ils le pouvaient, de sorte que le gouvernement canadien avait pris des initiatives pour augmenter la liquidité. Par exemple, à travers le Programme d’achat de prêts hypothécaires assurés qui a pris fin depuis, le gouvernement a fait l’acquisition, auprès des banques, d’un peu plus de 69 milliards3 de dollars en prêts hypothécaires assurés et sécuritaires afin d’améliorer la disponibilité du crédit offert aux clients.
- Ce programme d’achat de prêts hypothécaires ne comportait aucun risque supplémentaire pour les contribuables. En fait, le gouvernement canadien s’attend à réaliser un profit.
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