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Préparation des banques aux situations d’urgence

Dernière modification 21 avril 2010

Les banques au Canada comprennent leur responsabilité à l’égard des fonds déposés par leurs clients, tant au quotidien que durant toute situation d’urgence, qu’il s’agisse d’une catastrophe naturelle, d’une crise liée à la santé, d’une défaillance des systèmes, d’une panne d’électricité, voire d’un acte criminel ou terroriste. Toutes les banques ont prévu de vastes plans de poursuite des activités afin de faire face aux événements qui pourraient avoir un impact sur les opérations bancaires. Elles sont constamment à l’affût de l’actualité, et elles examinent, vérifient et mettent à jour ces plans afin de se préparer aux événements prévisibles ou non qui pourraient survenir. En fait, les plans des banques et les protocoles bien établis de collaboration et de soutien mutuels du secteur bancaire ont déjà permis de faire face avec succès à des situations d’urgence, dont la tempête de verglas au Québec, le SRAS à Toronto et la panne d’électricité de 2003 dans certaines régions de l’Est du Canada.

Lorsqu’elles se préparent à un événement, les banques accordent la priorité à la santé et à la sécurité de leurs employés ainsi qu’à la prestation continue des services bancaires essentiels à leurs clients.

Comment les banques se préparent-elles à une situation d’urgence?

Dans son plan de poursuite des activités, chaque banque prévoit les scénarios possibles et les réactions à chaque événement ou situation d’urgence, et adapte en conséquence ses politiques et procédures – telles que les politiques en matières de ressources humaines et les procédures liées aux systèmes informatiques.

Ces plans subissent des révisions périodiques afin de rester à jour. Le défi consiste à s’assurer qu’ils sont assez solides pour être mis en œuvre en tout temps, mais suffisamment souples pour s’adapter à une situation particulière qui évolue.

En général, la planification s’effectue à trois niveaux.

  • Niveau bancaire – Le plan de poursuite des activités de chaque banque identifie les fonctions essentielles au maintien des services bancaires et les façons de les préserver à chaque étape de a situation d’urgence, telles que le partage du savoir et la prévision de redondances dans le système. Parmi les autres mesures qui pourraient être prises figurent la restriction des déplacements, la diminution des rencontres en personne et le travail à domicile ou à d’autres sites, au besoin.
  • Niveau sectoriel – Les banques sont fortement inter-reliées et traitent constamment des transactions communes. Au niveau sectoriel, elles collaborent entre elles sur les grands enjeux liés à la poursuite des activités, mais travaillent également avec des organisations externes, telles que les autorités en santé et de réglementation, les organismes gouvernementaux et d’autres secteurs en vue de partager les renseignements et les pratiques exemplaires.
  • Niveau des fournisseurs – Les banques comptent sur des fournisseurs de services externes. Le secteur bancaire s’assure donc qu’ils sont prêts à continuer à fournir ces services nécessaires aux banques en cas d’urgence.

Quel est le rôle de l’ABC dans la planification de la poursuite des activités?

L’Association des banquiers canadiens permet aux banques de se réunir pour partager l’information et travailler avec d’autres organisations externes afin d’évaluer l’impact de tout type d’événement sur la prestation des services aux clients. Par l’intermédiaire de l’ABC, le secteur bancaire communique avec les autorités en santé et d’autres représentants de l’État, les autorités de réglementation et d’autres secteurs afin de veiller à ce que des plans soient en place pour faire face à tout événement.


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