Des conseils en sécurité informatique pour le Mois de la sensibilisation à la cybersécurité
Pour publication immédiate
5 octobre 2006
MONTRÉAL – Protéger son ordinateur en apprenant à repérer les menaces cybernétiques et faire preuve de bon sens constituent la meilleure défense contre les criminels qui tentent de voler vos renseignements personnels pendant que vous naviguez dans Internet, a affirmé aujourd’hui l’Association des banquiers canadiens (ABC). Octobre est le Mois de la sensibilisation à la cybersécurité, et le secteur bancaire canadien participe à cet effort international pour aider les consommateurs à se protéger et à protéger leur ordinateur contre le crime cybernétique.
« De plus en plus de Canadiens utilisent Internet. Il est important de pouvoir reconnaître une menace cybernétique et de s’assurer que son ordinateur n’est pas exposé à une attaque, a affirmé Caroline Hubberstey, directrice, Affaires publiques et relations avec la collectivité, à l’ABC. Les banques ont mis en place une technologie de pointe et de multiples niveaux de sécurité pour protéger les systèmes et assurer la sécurité de leurs clients, mais les consommateurs ont aussi un rôle à jouer en assurant la tenue à jour des pare-feu, anti-virus, anti-pourriel et bloqueur d’espions installés sur leur ordinateur, et en apprenant comment repérer une escroquerie. »
Une récente enquête, menée par Statistique Canada, révèle que 58 % des adultes, qui avaient accès à Internet à partir de leur domicile l’an dernier, ont effectué leurs transactions bancaires en ligne, tandis que 55 % l’ont utilisé pour payer des factures. L’étude a montré que 61 % des ménages canadiens – soit environ 7,9 millions de ménages - avaient une connexion Internet en 2005.
Reconnaître les menaces cybernétiques à domicile
« La plupart des gens savent traiter avec une bonne dose de scepticisme une offre incroyable figurant dans un site Web ou envoyée par courriel, et sont prudents lorsqu’ils téléchargent des dossiers à partir d’Internet. Toutefois, il est important d’être au courant des nouvelles formes de fraude, comme l’hameçonnage par courriel et l’hameçonnage vocal », a indiqué Mme Hubberstey.
La fraude par courriel, parfois simplement appelée « hameçonnage », utilise des messages électroniques et des sites Web frauduleux, qui semblent provenir d’une organisation légitime, comme une banque, un fournisseur de carte de crédit, un commerçant ou un organisme gouvernemental, pour leurrer les consommateurs afin qu’ils fournissent des renseignements personnels. L’hameçonnage vocal (en anglais « vishing » pour « voice phishing ») est similaire à l’hameçonnage (en anglais « phishing »), mais au lieu d’utiliser uniquement un courriel, les criminels ont recours au téléphone dans l’espoir de vous persuader de leur divulguer des renseignements, comme votre numéro d’assurance sociale, vos numéros de carte de crédit ou vos mots de passe bancaires en ligne.
Les trois éléments les plus courants pour repérer une fraude par hameçonnage ou hameçonnage vocal sont les suivants :
- Aucune personnalisation – Méfiez-vous des courriels commençant par « Cher client ». La plupart des entreprises légitimes avec lesquelles vous faites affaire vous connaissent et s’adresseront à vous par votre nom.
- Le ton est alarmant – Les messages, qu’il s’agisse d’hameçonnage ou d’hameçonnage vocal, ont un caractère urgent, tel que « vous devez confirmer vos renseignements ou votre compte sera fermé dans les 24 heures ».
- On vous demande vos renseignements personnels – Aucune entreprise légitime ne communiquerait avec vous par courriel pour vous demander de confirmer vos renseignements personnels à des fins de sécurité ou pour toute autre raison. Elle les possède déjà. Votre banque peut communiquer avec vous par téléphone si elle soupçonne une activité frauduleuse sur votre carte de débit ou de crédit ou sur votre compte. Dans le cadre d’une conversation légitime avec votre institution financière, on pourrait vous poser des questions pour vérifier vos renseignements personnels, afin que la banque puisse s’assurer qu’elle parle à la bonne personne. Cependant, on ne vous demandera pas verbalement de fournir votre numéro d’assurance sociale, le NIP de votre carte ou votre mot de passe bancaire, ou encore de les entrer au clavier de votre téléphone.
Si vous recevez un message d’hameçonnage ou d’hameçonnage vocal, il faut le détruire ou l’ignorer, selon le cas. Si vous pensez avoir fourni des renseignements personnels à un fraudeur, téléphonez immédiatement à votre institution financière en utilisant un numéro public que vous savez être légitime, et non celui fourni dans le courriel ou le message téléphonique.
Protégez votre ordinateur
Bien que les banques aient mis en place de vastes systèmes de sécurité et s’efforcent constamment de protéger les clients contre la fraude et d’aider la police dans ses enquêtes, les consommateurs ont aussi un rôle à jouer pour se protéger. Il existe des mesures simples qu’ils peuvent prendre pour protéger leur ordinateur personnel et s’informer sur les fraudes les plus récentes, de manière à ne pas en être victimes.
- Évitez d’utiliser un ordinateur public lorsque vous effectuez des transactions financières.
- Fermez toujours la session en ligne lorsque vous effectuez une transaction et videz la mémoire cache de votre navigateur après avoir visité des sites sécuritaires. Ceci contribuera à assurer que personne ne puisse avoir accès à l’information confidentielle que vous avez pu transmettre.
- Installez et tenez à jour un pare-feu pour éviter un accès non souhaité à votre ordinateur.
- Installez et tenez à jour un anti-virus éprouvé de même qu’un anti-pourriel et un bloqueur d’espions.
- Installez les rustines et les mises à jour de votre système d’exploitation et de vos applications, au fur et à mesure que les fabricants les rendent disponibles.
- Bon nombre d’entreprises exigent que vous utilisiez un chiffrement de 128 bits pour avoir accès à des sites Web protégés. Mettez fréquemment à jour votre navigateur afin de vous assurer que vous utilisez la technologie de navigation la plus récente et le niveau de chiffrement le plus élevé.
- Assurez-vous toujours d’être dans un environnement sécuritaire. Recherchez l’icône du sceau de confidentialité de votre navigateur lorsque vous entrez votre numéro de carte de crédit ou d’autres renseignements de nature confidentielle. Assurez-vous aussi que l’adresse du site Web qui figure dans la barre d’adresse commence par « https », et non uniquement par « http ». Si ce n’est pas le cas ou si vous voyez un sceau brisé, la sécurité de la transmission de votre transaction par Internet n’est pas garantie.
- Faites appel à votre bon sens et demeurez à l’affût des risques de fuite. Vous ne donneriez pas de renseignements au premier venu dans un contexte normal. Faites preuve d’autant de discrétion en ligne.
Le Mois de la sensibilisation à la cybersécurité est un effort de collaboration international, mis de l’avant par le US Department of Homeland Security et la U.S. Federal Trade Commission, ainsi que par des gouvernements, de grandes universités et l’industrie Internet, afin de sensibiliser les utilisateurs d’Internet de tous âges aux pratiques de sécurité en ligne.
L’Association des banquiers canadiens est une association sectorielle représentant les 54 banques à charte canadiennes, filiales de banques étrangères et succursales de banques étrangères exerçant des activités au Canada et leurs 249 000 employés.
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Personne-ressource :
Jacques Hébert, directeur - Québec
Tél. : 514-840-8724
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