Les revenus et les profits des banques
Faits saillants
- La majorité des Canadiens sont des actionnaires des banques canadiennes.
- 81 % des Canadiens reconnaissent que les banques du Canada sont plus stables et plus solides que les banques à travers le monde.
- 78 % des Canadiens ont une opinion favorable des banques canadiennes.
- Seulement 5 % des revenus des banques proviennent des frais de services bancaires aux particuliers.
Résultat
Lorsque les banques sont rentables, elles sont stables. Lorsqu’elles réussissent, l’économie et les collectivités prospèrent.
Un secteur bancaire rentable profite au Canada ainsi qu’à tous les Canadiens. Les banques fournissent des emplois, directement et indirectement, elles génèrent des rentrées fiscales et elles font des dons de bienfaisance au Canada et partout dans le monde. Leurs profits élargissent leurs assises financières, contribuant ainsi à la stabilité du système et, partant, à la sûreté des dépôts effectués par les Canadiens.
Quelle est la différence entre les revenus et les profits?
Les revenus, à savoir les gains provenant des produits et des services d’une entreprise, sont calculés avant la déduction des impôts et des dépenses, alors que les profits, ou bénéfices nets, représentent le montant restant après paiement des impôts et des dépenses. En 2009, les six plus grandes banques ont affiché des bénéfices nets de 14,3 milliards de dollars.
D’où viennent les revenus des banques?
Exerçant toute une variété d’activités, les banques ont des sources de revenus diversifiées. Cette variété favorise des résultats solides, qui garantissent la sécurité et la stabilité du secteur bancaire, lequel contribue grandement à l’économie canadienne.
Les revenus des banques peuvent être divisés en deux grandes catégories, selon leur source : les revenus d’intérêt et les revenus autres que d’intérêt ou autres revenus. Les banques tirent jusqu’à 51 % de leurs revenus des activités de prêt.
Les revenus d’intérêt découlent de ce que l’on appelle la « marge », soit la différence entre l’intérêt qu’une banque gagne sur les prêts consentis à ses clients et l’intérêt qu’elle verse aux épargnants pour utiliser leur argent. Les banques octroient des prêts aux particuliers afin de leur permettre d’acheter une maison ou une voiture, de prendre des vacances ou d’étudier. Les prêts aux entreprises facilitent l’achat de matériel ou d’installations et l’expansion sur de nouveaux marchés. Les revenus d’intérêt proviennent aussi des valeurs mobilières que possèdent les banques, par exemple, les bons du trésor et les obligations.
Les revenus autres que d’intérêt comptent pour 44 % des revenus. Ces revenus sont assurés par la prestation de divers services à valeur ajoutée : négociation de valeurs mobilières, aide aux entreprises pour lancer un nouveau financement par actions, gestion de portefeuille et de patrimoine. Les frais imputés aux services bancaires aux particuliers ne représentent que 5 % du total des revenus. Les frais sont établis en fonction du coût de prestation, qui comprend le temps des employés, le matériel technologique ainsi que tout risque inhérent, et de l’avantage accru que tire le client.
Le bénéfice net (après impôts et dépenses) est versé aux actionnaires et réinvesti dans les banques pour diverses fins :
- optimiser la technologie;
- former les employés;
- accroître et améliorer les produits et les services;
- élargir l’assise financière des banques afin de maintenir la stabilité du système.

Qui bénéficie de la rentabilité des banques?
Les Canadiens! Le secteur bancaire est un exemple de réussite et sa rentabilité est aussi importante pour notre économie que pour les Canadiens.
- La plupart des Canadiens sont actionnaires d’une banque canadienne, soit directement soit par l’entremise d’une autre caisse de retraite ou de fonds communs de placement. Les caisses de retraite et les REER sont les principaux bénéficiaires des milliards de dollars que les banques versent en dividendes chaque année.
- Les banques emploient près de 260 000 personnes au Canada, contribuant ainsi, avec leurs filiales, à la création d’emplois et à la croissance du marché du travail au pays.
- En 2009, les six grandes banques ont versé un total de 7,5 milliards de dollars en impôts à l’ensemble des gouvernements au Canada.
La solidité du secteur bancaire canadien profite aussi à d’autres secteurs :
- Les banques ont recours aux services d’entreprises de toutes tailles, au Canada et dans le monde. Elles ont versé à leurs fournisseurs 13,8 milliards de dollars en 2009.
- Des groupes caritatifs et sans but lucratif ont reçu 156 millions de dollars en dons de la part des banques et de leurs employés en 2009. Ces dons ont permis de soutenir un éventail de programmes, notamment dans les domaines de l’éducation, des arts, des services à la jeunesse, de l’environnement, du secours et de la santé.
Les Canadiens apprécient un secteur bancaire solide
Les Canadiens apprécient un secteur bancaire solide et rentable. Ils sont fiers, et à raison, de leurs banques et du dynamisme et de la stabilité soutenus dont elles ont fait preuve. Une récente enquête1 a révélé les faits suivants :
- Plus des trois quarts des Canadiens voient les banques d’un œil favorable. Ce nombre a augmenté durant la crise financière mondiale, au fur et à mesure que les faillites et les sauvetages faisaient les manchettes.
- La plupart des répondants ont une idée favorable des banques car celles-ci leur offrent des services personnels et répondent à leurs besoins.
- 88 pour cent des répondants ont convenu de l’importance pour le Canada d’avoir un secteur bancaire solide qui soit capable de livrer concurrence à l’échelle mondiale, un secteur capable de soutenir les entreprises désireuses de faire affaire dans le monde et de créer au Canada des emplois ainsi qu’une économie solide.
Bref, quand les banques sont rentables, elles sont stables, et leur fiabilité sécurise les Canadiens. La réussite des banques va de pair avec la prospérité de l’économie et des collectivités.
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